Atelier Théâtre

L’atelier théâtre ne peut plus se tenir à la MAJ.
Toutefois, nous souhaitons continuer à créer ensemble.Pour cela, chaque mercredi, nous vous ferons des propositions sur cette page.
Pour faire vivre la communauté, nous aurions besoin que chacun des participants réponde aux différentes propositions, par mail à escale.alesiajeunes@gmail.com & mickaellepatier@gmail.com ou en les déposant ici

Mercredi 20 mai

Silence ! Moteur ! Ca tourne… Action !!!
Quel est votre film préféré ? Cette semaine, pour changer un peu, je vous propose de vous plonger dans votre univers cinématographique…
Le principe est simple : vous choisissez un passage d’un film que vous aimez (monologue ou dialogue), vous branchez votre webcam, et c’est parti ! Mis en scène ou récité, tout est possible 😉
Vos oeuvres sont à envoyer sur le site de la MAJ, à Gabriel (escale.alesiajeunes@gmail.com) ou à moi-même (mickaellepatier@gmail.com)
Le cinéma a été inventé en 1895 par Louis et Auguste Lumière, deux frères ingénieurs qui vivaient à Lyon. Ils sont les premiers à avoir projeté un film en public grâce à une machine qu’ils avaient fabriqué : le cinématographe. Ils tournent quelques films en 1894 et effectuent des projections privées en 1895.
L’invention de la caméra revient à Thomas Edison, concepteur du premier appareil capable d’enregistrer et de visionner des images animés : le kinétoscope.
Le tout premier film, intitulé Sortie des usines, montre tout simplement les ouvriers et les employés des frères Lumière (propriétaires d’une usine de fabrication de matériel photo) sortant de leur usine.
Le premier film parlant est un film musical américain réalisé par Alan Crosland, sorti en 1927.
Quant au premier film couleur, il voit le jour en 1932. Intitulé Des arbres et des fleurs, il fait office d’expérimentation pour le futur premier long-métrage de Walt Disney, Blanche-Neige et les Sept Nains.
Et voici en lien le film The kid de Charlie Chaplin (1921), une oeuvre cinématographique incontournable !
Coupez !!!

Mercredi 13 mai

Les semaines passent, des idées en vrac surgissent, et je m’arrête sur une, qui est celle de vous parler du Théâtre du Soleil.
Situé au coeur du bois de Vincennes, il est l’un des cinq théâtres que compose la Cartoucherie. Il a été crée à l’initiative d’Ariane Mnouchkine, le 29 mai 1964.
Fondé par dix étudiants, le Soleil doit devenir « le plus beau théâtre du monde », selon Mnouchkine. Et on peut dire que le pari est réussi !
Le théâtre n’a cessé depuis plus de 50 ans de jouer des spectacles mythiques : 1789 (1970), L’âge d’or (1975), Les Shakespeare (1981-1984), L’indidade ou l’Inde de leurs rêves (1987-1988), Les Ephémères (2006), ou encore Les naufragés du fol espoir (2010).
Mais revenons-en à sa créatrice, Ariane Mnouchkine :
Issue d’une famille de théâtre, elle est notamment la fille d’Alexandre Mnouchkine, producteur de cinéma français né à St Pétersbourg. Ariane Mnouchkine vit pour les planches depuis maintenant 75 ans ! Elle donne tout aux acteurs et attend en retour un vrai travail de création et une implication totale. La troupe vit comme une famille, et embauche aujourd’hui 70 personnes, tous payés au même salaire.
Un long voyage au Japon et en Inde a marqué l’apprentissage théâtral de cette femme connue pour son tempérament hors du commun !
Sa notoriété est aussi due à son engagement et ses combats.
Anectode : Le comédien Philippe Caubère, très connu aujourd’hui pour son rôle de Joseph Pagnol dans les téléfilms d’Yves Robert La gloire de mon père et Le château de ma mère, a fait ses premiers pas d’acteur dans la troupe d’Ariane Mnouchkine !
Vous trouverez ci-dessous le lien vers une vidéo d’une répétition de la pièce Agamemnon (création de 1992). Ecoutez le phrasé, admirez la beauté des costumes, du maquillage, de la danse rythmée… Tous ses spectacles sont toujours très visuels !
Quelles sont vos nouvelles ? 🙂 Je n’ai pas changé d’adresse mail (mickaellepatier@gmail.com) et Gabriel non plus (escale.alesiajeunes@gmail.com)
Les exercices proposés lors des semaines précédentes restent toujours valables 😉

Mercredi 6 mai

On parle beaucoup de masque en ce moment… J’espère que vous êtes/serez bien équipés pour votre éventuelle reprise !
Cela me permet de faire une transition pour vous parler du théâtre masqué 😉
Tout d’abord, il vous faut savoir que le théâtre grec antique est à l’origine du théâtre en Occident. Il prend naissance à l’époque archaïque pour atteindre son apogée à Athènes au Vème siècle avant J-C. Le théâtre y naît donc et s’est développé à partir de processions, de dithyrambes (hymnes religieux chantés par un choeur d’hommes), de danses, de chants à la gloire des héros grecs.
A cette époque, les acteurs (uniquement des hommes), portent des costumes et des grands masques assez effrayants qui peuvent les faire dépasser deux mètres vingt ! Ces masques modifient d’ailleurs les voix, jusqu’à les rendre inhumaines. Les acteurs sont comme de lourds mannequins géants, matelassés sous leur longue robe, à la démarche lente et saccadée, montés sur leurs cothurnes (énormes semelles surmontées de brodequins lacés).
Tout est codifié, mais le code change avec les époques. Robe pourpre = roi, robe blanche = princesse…
Plusieurs types de masques : héros, reine, grand-prêtre… En écorce d’arbre (dans les bourgs pauvres),ou en chiffons plâtrés recouverts de toile de lin peinte (à Athènes).
Faisons un bond dans le temps avec la Commedia dell’ Arte, qui au 16ème siècle (en Italie, en France ou encore en Espagne), désigne exclusivement le jeu masqué, improvisé, à personnages fixes, volubile et acrobatique. Le masque y complète le costume pour caractériser le personnage. Il s’agit d’un demi-masque stylisé en cuir qui cache le haut du visage. On peut parler, non grimacer. Tout le jeu est reporté sur le corps… Et les femmes sont enfin autorisées à monter sur scène !
Exemples de personnages masqués bien connus de la Commedia dell’ Arte : Arlequin, Bergame, Bologne…
Et petite vidéo courte et humoristique toujours sur la Commedia dell’Arte et ses personnages masqués :

Mercredi 29 avril

Avez-vous envie de danser ?
Cette semaine, je vous propose de vous exprimer corporellement sur une musique d’un compositeur que j’apprécie particulièrement pour son univers hétéroclite.
Il ne s’agit pas de créer une chorégraphie (sauf si vous avez des idées !), mais d’exprimer votre ressenti personnel sur cette musique. Souvenez-vous, nous avions déjà abordé ce travail lors d’une précédente séance…
Alors fermez les yeux, et laissez-vous entrainer par cette musique douce et entraînante à la fois. Ne recherchez pas la performance à tout prix, et mettez de côté tout jugement sur vous-mêmes. Je n’attends pas un résultat, mais un lâcher-prise ! Comme d’habitude, vous pouvez poster votre vidéo sur le site, ou l’envoyer à Gabriel (escale.alesiajeunes@gmail.com) ou à moi-même (mickaellepatier@gmail.com)
Bonne écoute 🙂
Auteur à découvrir : Eugène Ionesco (1909-1994)
Il passe une grande partie de sa vie à voyager entre la France et la Roumanie; représentant majeur du théâtre de l’absurde en France, il écrit de nombreuses oeuvres dont les plus connues sont La Cantatrice chauve (1950), Les Chaises (1952), Rhinocéros (1959) et Le Roi se meurt (1962).
Deux de ses pièces, La Cantatrice chauve et La leçon, ont pour particularité d’être à l’affiche du Théâtre de la Huchette dans le 5ème arrondissement de Paris depuis plus de 60 ans, soit environ 18500 représentations ! Ces deux pièces détiennent le record du monde des spectacles joués sans interruption dans un même lieu ! (La toute première fois où je suis allée au théâtre, c’était là;))
Pour découvrir l’univers absurde de cet auteur, je vous invite à vous rendre sur Google, la plupart de ses pièces sont en ligne !

Mercredi 22 avril

J’espère que ce temps de vacances vous a permis de rêver, de vous évader…
Et de prendre du recul par rapport à ce que nous vivons. Aussi, comment imaginez-vous la « vie d’après » ? Quels seraient vos rêves, vos désirs pour le monde de demain ?
Je vous propose de raconter par vidéo ou par enregistrement vocal comment vous vivez ce temps de confinement, et ce que serait pour vous votre idéal de vie pour la reprise. Si vous avez des idées, vous pouvez même mettre en scène votre situation personnelle et ce que vous souhaiteriez voir se réaliser pour la vie de demain. Vous êtes inspirés ? Alors : Action !
Vous pouvez envoyer vos propositions directement sur le site (alesiajeunes.fr/poster-vos-oeuvres) , ou à Gabriel (escale.alesiajeunes@gmail.com) ou à moi (mickaellepatier@gmail.com)
En deuxième temps, je vous invite à vous rendre sur le site de la Comédie-Française, qui propose pendant ce confinement des diffusions inédites de spectacles, des interviews, des programmes pour les jeunes… C’est un véritable vivier culturel que je ne peux que vous recommander !

Mercredi 1er avril

En ce troisième mercredi sans vous voir, je fais appel à votre créativité !
Je vous propose de travailler sur la création d’un personnage de votre choix en inventant :
– Un métier
– Un contexte (une situation précise)
– Des caractéristiques (façon de parler, âge etc)
– Et avec un costume !
Alors à vos caméras ! Soyez fous et inventifs 🙂 N’oubliez pas d’envoyer vos créations par mail à escale.alesiajeunes@gmail.com & mickaellepatier@gmail.com ou de les déposer ici
Les propositions des mercredis précédents restent encore valables bien sûr ! J’attends vos retours !
A partir de vendredi, ce sera les vacances de Pâques, donc je ne vous enverrai pas de propositions pendant les deux semaines qui suivent, mais je pense que vous avez déjà beaucoup à faire 🙂 Et surtout n’oubliez pas vos textes, et de m’écrire si vous avez la moindre question sur mon adresse mail mickaellepatier@gmail.com

L’auteur de la semaine : Edmond Rostand

Edmond Rostand (1868-1918), est un écrivain, dramaturge, poète et essayiste français. Il est l’auteur de l’une des pièces les plus connues du théâtre français, Cyrano de Bergerac, qui triomphe dès la première en 1897, alors qu’il n’a que 29 ans.
Je vous envoie l’extrait le plus connu du film de Jean-Paul Rappeneau avec Gérard Depardieu (1990). Si vous arrivez à vous procurer le film entier, c’est encore mieux, et vous ne le regretterez pas, c’est un chef d’œuvre !
Voici la Tirade du nez (souvenez-vous, Maximilien nous avait récité ce très beau passage !)

Mercredi 25 mars

En ce deuxième mercredi de quarantaine, je vous propose de travailler votre diction tout en drôlerie 🙂
Souvenez-vous : en tout début d’année, nous avions fait un début de séance sur le sujet avec la phrase suivante :
Dis-moi petit pot de beurre, quand te dépetitpotdebeurreriseras-tu ? Je me dépetitpotdebeurreriserai quand tous les petits pots de beurre se dépetitpotdebeurreriseront !
Cela vous dit quelque chose ? 🙂
 
Continuons l’exercice avec les phrases suivantes :
 
Natasha n’attacha pas son chat Pacha qui s’échappa ce qui fâcha Sacha !
 
La roue sur la rue roule, la rue sous la roue reste.

Un banc plein de pain blanc et un plein banc de blanc pain.
 
Le fisc fixe exprès chaque taxe fixe excessive exclusivement au luxe et à l’exquis.
 
Je veux et j’exige d’exquises excuses.
 
Combien ces six cents six saucissons ? Ces six cents six saucissons ? C’est six cents six sous. Six cents six sous ces six cents six saucissons ? C’est six cents six fois trop chers !
Il existe encore bien d’autres exemples ! Alors si vous en connaissez d’autres, n’oubliez pas de nous les envoyer, voire de vous enregistrer ou filmer en train de les dire !
Le but étant de les prononcer le plus rapidement possible ! A vous de jouer !

Personnalité à découvrir cette semaine

Georges Feydeau (1862-1921). Auteur dramatique, peintre et collectionneur d’art français, connu pour ses nombreux vaudevilles. Le vaudeville est une comédie sans intentions psychologiques ni morales, fondée sur un comique de situation. Un des exemples incontournables de cet auteur est la pièce Un fil à La patte, que vous pouvez visionner un soir en famille 🙂
La mise en scène est de Jérôme Deschamps, à la Comédie-Française. (Il manque un petit bout du début et de la fin, mais cela n’empêche pas de comprendre la pièce dans son ensemble)

Mercredi 18 mars

 

A l’occasion du Printemps des Poètes, je vous invite, si vous le souhaitez, à vous filmer, ou à enregistrer votre voix sur un poème de votre choix ! Si vous êtes inspirés, vous pouvez également user de votre belle plume !!! Il n’ y a pas d’obligation, mais cela nous permettrait de garder un lien, car c’est ce qui nous reste de plus précieux par ces temps difficiles !

Alors, vous jouez le jeu ? 🙂

Par écrit, en image, vocalement, inspirés ou non, soyez libres !!!

Vous pouvez les déposer sur cette page : https://www.alesiajeunes.fr/poster-vos-oeuvres/ ou les envoyer par mail à escale.alesiajeunes@gmail.com & mickaellepatier@gmail.com

En ce qui concerne le spectacle de fin d’année, il est pour l’instant maintenu à la date initiale (mercredi 17 Juin). Sera-t-il reporté ? Nous ne savons pas encore, donc je vous demanderai de continuer à travailler vos textes et de les apprendre par cœur. J’aimerais qu’ils soient parfaitement sus la prochaine fois que nous nous reverrons.

Certains d’entre vous êtes dans la même école, alors si vous avez échangé vos numéros de téléphone, appelez-vous si vous voulez vous entraider pour l’apprentissage des textes. Si vous avez la moindre question ou le moindre doute, n’hésitez pas à m’en faire part en m’écrivant par mail à  mickaellepatier@gmail.com

Pour finir, comme vous pourrez le deviner, il nous sera malheureusement impossible de nous rendre au Théâtre Saint-Georges le samedi 28 Mars 🙁   Mais peut-être que ce n’est que partie remise ? Pour cela, je vous invite à visionner la bande-annonce du spectacle auquel nous devions assister, Le Malade Imaginaire, mise en scène de Jean-Philippe Daguerre, pour vous donner un petit aperçu de son univers. La pièce a été nommée aux Molières 2018 du jeune public :

https://youtu.be/eXGw5fRX6fE

 

Le metteur en scène Jean-Philippe Daguerre commence une carrière de comédien pour finalement se tourner vers la mise en scène. Il dirige la  compagnie Le Grenier de Babouchka et y produit de nombreux classiques qu’il met en scène : Les Fourberies de Scapin, Le Malade Imaginaire ou encore Cyrano de Bergerac. Jean-Philippe Daguerre est également auteur, et reçoit deux Molières en 2018 pour sa pièce Adieu Monsieur Haffmann.

Voici une de ses interviews :

https://youtu.be/eoLIxXDlH5g